Pendant tout le mois d’Octobre, je réalise un exercice d’écriture (pioché dans le livre Écrire, un plaisir à la portée de tous, de Faly Stachak aux éditions Eyrolles) par jour en suivant les thèmes d’Inktober et en gardant une ambiance fantastique – horreur. La règle principale : 20 minutes d’écriture et 10 minutes de correction.
Jour 23 : Rouille
Exercice : écrire un texte qui « met en scène le narrateur et le lecteur, tous deux personnages d’un livre en train de s’écrire et d’être en même temps lu par vous, lecteur. »
Voici la 23ème histoire de l’autrice en ce mois d’octobre 2024. Tu peux la lire sans avoir lu les histoires précédentes, il n’y a pas de continuité. Elle est d’ailleurs très contente de savoir que tu es là, en train de lire cette histoire. C’est censé être l’histoire d’une maison mais finalement, c’est l’histoire d’une maladie. Imagine que les premières lignes soient la description d’un homme qui tombe dans la rue. Les gens s’approcheraient pour vérifier son état et s’apercevraient que l’inconnu, tu peux lui donner les traits que tu veux, est recouvert d’une poussière orange. Les personnages ne le savent pas mais je peux te le dire, c’est le patient zéro d’une nouvelle maladie. Un genre de rouille vivante qui aurait muté pour se transmettre aux humains. L’autrice se demande si les histoires de maladies intéressent encore depuis l’épidémie de COVID mais continuons notre voyage dans l’histoire.
Quelques chapitres plus tard, nous retrouvons notre héroïne. Je ne te l’ai pas présentée mais elle est très clichée : fin de vingtaine, doctorante en pathologie, des cernes sous les yeux, une queue de cheval lâche, une forte tête qui cache une profonde blessure que l’on découvrira à la fin, quand tous les indices s’emboiteront ensemble. Je te laisse la surprise.
En tout cas, l’héroïne s’est portée volontaire pour faire partie de l’équipe qui étudiera le nouveau virus. L’autrice se demande s’il est possible d’ajouter des zombies (elle a vu Shaun of the Dead récemment) mais se dit que ce serait plus effrayant si les gens tombaient en poussière. Elle reprend le premier chapitre. Finalement, l’homme tombe, recouvert d’un genre de filaments comme du mycélium mais orange ou rouge. Les gens entourent le pauvre homme. Une rafale de vent souffle et son corps commence à s’éparpiller en minuscules particules que les badauds paniqués respirent. L’autrice écrit même un paragraphe supplémentaire. On y suit une particule qui vole au vent. Elle remonte dans le texte et ajoute que toute la scène se passe à Washington puis elle revient. La particule volerait et s’infiltrerait dans la narine d’un homme à l’extérieur, probablement en pause. On apprendrait qu’il fait partie de la garde rapprochée du président des États-Unis. Un compte à rebours est lancé, dans combien de temps le président sera contaminé ?
Oulala ! Ça fait froid dans le dos ! Où va-t-elle chercher toutes ces idées ?


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